Jan 08

Compte-rendu des rencontres avec MM. Maingain et Lachappelle, ainsi qu’avec M. Daubie, MMe Pignon et M. Dewez ; dans le cadre de la place du latin et du grec dans le Pacte d’Excellence

Quelle place pour les langues anciennes dans le tronc commun ?

 

Voici l’état de la situation telle qu’elle apparait après les rencontres de Mmes Fabienne Paternotte et Claire Verly avec MM. Maingain et Lachappelle, respectivement expert et conseiller auprès du cabinet de Mme La Ministre Marie-Martine Schyns, ainsi qu’avec M. Eric Daubie, secrétaire général de la F.E.S.E.C, accompagné de Mme Pascale Pignon et M. Frédéric Dewez, conseiller pédagogique en langues anciennes.

Malgré la mention des langues anciennes dans l’Avis n°3 du Pacte d’excellence, la situation n’est en rien rassurante, contrairement aux affirmations publiées dans la presse. En effet, les avis divergent et la place réservée au latin fait toujours débat à l’heure actuelle. Voici l’éventail des possibilités qui ont été présentées lors de ces rencontres :

 

  • solution optimale, mais peu évoquée : 2 heures de latin / semaine incluses dans le tronc commun pendant les trois premières années du secondaire.
  • 1 heure de latin / semaine incluse dans le tronc commun pendant les trois premières années.

 

  • Le latin comme activité de dépassement dans le cadre des activités R.C.D[1] du domaine d’apprentissage des langues et serait alors réservé aux élèves ayant acquis les compétences de base.

 

  • Le latin enseigné sous forme de « module » de longueur et de fréquence à déterminer (3 mois, 6 mois en première année et/ou en deuxième, etc.).

 

  • Le latin supprimé comme cours indépendant et intégré au cours de français.

 

Plusieurs difficultés ont été objectées à l’organisation d’un cours de latin indépendant à deux heures / semaine, dont les principales sont les suivantes.

 

  • Certaines écoles n’offrent actuellement pas de cours de latin. Elles devraient donc trouver des enseignants pour assurer ces cours.

 

Néanmoins, la réduction du nombre d’heures prestées par les professeurs de langues anciennes dans les autres écoles pourrait résoudre cette difficulté. De plus, le pacte n’entrerait en vigueur dans le secondaire qu’en 2025, ce qui laisse largement le temps aux filières didactiques des universités de former de nouveaux enseignants.

 

  • Le tronc commun se doit de laisser une place plus grande aux sciences humaines, à la technologie et à l’éducation artistique tout en ne dépassant pas le volume horaire hebdomadaire actuel de 32 périodes de cours.

 

Le latin pourrait cependant se maintenir à condition que l’organisation générale des périodes de cours soit revue.

 

  • Deux visions du tronc commun continuent de faire débat : une vision plus stricte, qui offrirait les mêmes cours pour tous les élèves pendant toute la durée du tronc commun, et une vision plus souple, où seules 28 heures seraient communes à tous les élèves ; les quatre heures restantes seraient dédiées à l’organisation des activités R.C.D. en fonction des souhaits et besoins de chaque P.O. La place du latin ne serait alors plus garantie. En outre, le volume hebdomadaire des élèves pourrait être réduit et passer de 32 heures à 30 heures / semaine.

 

Dans ce cas, il serait donc nécessaire de réserver une place au cours de latin dans les heures communes à tous les élèves.

 

Dans ce contexte, il apparaît évident qu’il n’existe aucune certitude quant à la présence d’un cours de langue latine indépendant dans le tronc commun. La F.R.P.G.L. et l’A.C.F.L.A. continuent donc, dans les prochaines semaines, les démarches de sensibilisation des différents acteurs du Pacte à l’importance d’offrir, à tous les élèves, un cours de latin indépendant au sein du tronc commun.

[1] Les modalités pratiques de l’organisation de ces RCD (activités de Remédiation, Consolidation, Dépassement) ne sont pas encore définies : elles pourraient avoir lieu pendant les cours. La classe pourrait être divisée en trois groupes à certains moments de l’année scolaire et le latin serait alors considéré comme une activité de dépassement. Les R.C.D. pourraient aussi être organisées à des moments précis et réguliers : par exemple, une fois/ semaine, un après-midi pour tous les élèves d’une année précise.

Déc 18

Latin et études de médecine

« Questions d’une enseignante du secondaire et réponses d’un doyen émérite de la Faculté de médecine de l’UCL » (Pr. Zech)

latin-et-etudes-de-medecine-zech

(Louvain Med 2016)

Déc 17

« Bientôt le retour du latin obligatoire dans les programmes scolaires ? » dans le Forum de Midi de la Première (radio)

Avec Fabienne Paternotte (présidente de la FRPGL), Claire Verly (présidente de l’ACFLA) et Michel Francard (professeur de linguistique à l’UCL).

Pour (ré)écouter l’émission : http://www.rtbf.be/auvio/detail_le-forum?id=2168851

Déc 17

« Le latin pour tout le monde, mais avec quelle intensité? » (Le Soir, 14/12/2016)

Le Pacte d’excellence prévoit d’enseigner le latin à tous les élèves. Au-delà de cette intention générale, rien n’est clair.

Pour voir l’article : http://plus.lesoir.be/73293/article/2016-12-14/le-latin-pour-tout-le-monde-mais-avec-quelle-intensite#

Déc 06

Samedi 11 mars 2017 : AG FRPGL

SAVE THE DATE : le samedi 11 mars 2017

 

A cette date aura en effet lieu notre AG annuelle. Venez nombreux nous retrouver cette année à l’ULB (Avenue Franklin Roosevelt, Bxl, local AY 2.108).

  • Accueil chaleureux avec café et viennoiseries
  • AG
  • Plusieurs conférences seront proposées  (Les informations suivront bientôt !)
    • Avec Isidore Pelc
    • Suivi d’Emmanuel Dupraz et Alain Delattre
  • Apéritif
  • Et pour ceux qui le souhaitent, possibilité de continuer la journée au restaurant « Le Crabe Fantôme » (Avenue du bois de la Cambre – 1170 Watermael Boitsfort).

 

Menus :

Entrées :

A1 : carpaccio de bœuf et copeaux de parmesan

Ou A2 : mini assortiment d’entrées thaïes

Plats :

B1 : roulade de volaille farcie à la mozzarella, crème de parmesan au basilic

ou B2 : scampis au curry jaune

Dessert :

moelleux au chocolat et sa crème anglaise

Café

 

ð Ce menu est proposé au prix de 35€, boissons comprises (apéritif, ½ bouteille de vin, ½ bouteille d’eau, café)

ð Inscription : versement de la somme de 35€ sur le compte de la FRPGL BE98 0013 5113 2093 en mentionnant le nom et le choix du menu (par exemple A1/B2). Le versement fait office d’inscription.

Déc 06

27/04/2017 – Le théâtre des étudiants, au temps d’Érasme et du collège trilingue : Deux « revues » latines du XVIe siècle

Quinze étudiants de master en lettres anciennes (latin-grec et latin-français) de l’Université Catholique de Louvain travaillent actuellement à la mise en scène d’un spectacle théâtral en langue latine, sous la direction d’un chercheur post-doctorant français spécialisé dans l’histoire du théâtre universitaire (Mathieu Ferrand) et d’un professeur de latin de l’UCL (Aline Smeesters). Le spectacle, dont la préparation a commencé au début de cette année académique, sera joué le 27 avril 2017 au Théâtre Blocry à Louvain-la-Neuve. Il se propose de réactualiser deux pièces comiques néo-latines composées au début du 16e siècle (1519 et 1533) dans les milieux universitaires louvanistes et parisiens, et qui se font l’écho des luttes d’influence entre les promoteurs de l’humanisme et les tenants de l’enseignement scolastique traditionnel. Le spectacle sera joué en latin, avec des surtitres français et une mise en scène adaptée pour assurer la bonne compréhension de tous. Le projet répond à une triple ambition : permettre aux étudiants d’apprendre autrement la langue latine, en se l’appropriant à travers l’exercice théâtral ; participer à la redécouverte (par la troupe, par les chercheurs, par un public élargi) d’un patrimoine culturel qui appartient à la tradition universitaire européenne, tout juste 500 après la fondation du Collège trilingue de Louvain par les amis d’Érasme (1517) ; enfin, réaffirmer l’importance, à l’aube du 21e siècle, de maintenir le contact avec notre histoire, avec les langues anciennes et avec les valeurs humanistes qui ont nourri notre culture.

 

A noter dans vos agendas : Théâtre Blocry, Louvain-la-Neuve, le 27 avril 2017, à 20h30.

Déc 04

Atelier pédagogique : « Le tronc commun polytechnique, les savoirs et compétences de base » (Atelier 418001604 )

A titre d’information, il reste encore de la place dans les groupes de travail pour ceux qui désirent avoir voix au chapitre : http://www.ifc.cfwb.be/default.asp?pagetg=rechcfkc&groupe=ateliersPacte&hidesearch=1&insc=1&h=1

 

Mardi 10 janvier de 9h à 16h
A Bruxelles (complet)

Vendredi 27 janvier de 9h à 16h
A Namur (6 places dispo)

Jeudi 9 février de 9h à 16h
A Champlon (25 places dispo)

Vendredi 10 février de 9h à 16h
A Liège (7 places dispo)

Vendredi 17 mars de 9h à 16h
A Mons (17 places dispo)

Déc 04

Compte-rendu de la rencontre entre M. Romainville, F. Paternotte (présidente de la FRPGL) et C. Verly (présidente de l’ACFLA) du 30 novembre 2016

Le tronc commun commencerait à être appliqué à la rentrée 2019 dans le maternel et concernerait donc (logiquement) le secondaire à partir de 2025.

 

Deux versions sont possibles à ce futur tronc commun :

  • version dogmatique : tous les cours seront communs de 12 à 15 ans
  • version souple : certaines activités pourraient être au choix (très peu d’heures par semaine) à partir de la 2e ou de la 3e année du secondaire.

Les idées ne semblent pas encore claires, les partisans des deux versions discutent encore, les débats ne sont pas clos.

 

En ce qui concerne le latin : 3 possibilités :

 

  • Soit le latin est inclus dans le tronc commun, mais à raison de deux heures/semaine maximum (néanmoins la meilleure solution pour assurer le maintien du latin selon M. Romainville), ce qui impliquerait qu’il ne s’agirait plus d’une option et que TOUS les élèves suivraient le cours ;
  • Soit le latin n’est pas inclus dans la formation commune :

–  il serait alors considéré comme une activité de dépassement pour les élèves maîtrisant déjà l’essentiel des compétences de base, liées au domaine 1, c’est-à-dire l’enseignement des langues (ce qui impliquerait l’idée d’ « atelier », lequel cas, il serait impossible de garantir que les élèves en fassent tout au long de l’année scolaire pendant les trois années.

– Il deviendrait une « spécialité » et ne serait alors enseigné qu’à partir du degré supérieur de l’enseignement.

 

Les deux dernières options sont moins favorables car elles fragilisent la position du latin qui pourrait ainsi facilement être remise en question par la suite. Aucune décision n’a encore été prise à ce sujet au sein du GT1 dont les participants sont divisés sur la valeur à attribuer au cours de latin : est-il réellement vecteur d’élitisme ou non ? M. Romainville a signalé que M. Danau, inspecteur adjoint pour l’enseignement de la ville de Bruxelles avait défendu ardemment la cause des langues anciennes dans la discussion.

 

  1. Romainville a également évoqué la possibilité (encore une fois, tout est incertain et hypothétique pour l’instant) d’ajout d’ « activités d’orientation » dès la 3e secondaire, avec la possibilité d’ajouter deux heures de latin pour les élèves qui le souhaiteraient aux deux heures imposées par le tronc commun, ce qui ferait 4h de latin/semaine. Il a également évoqué la possibilité de faire entrer le grec dans cette liste d’ « activités d’orientation » à raison de deux heures semaines. En 3e, on pourrait alors avoir le schéma suivant dans l’idéal:
  • tous les élèves auraient deux heures de latin
  • certains pourraient avoir 2h obligatoires + 2 heures d’activité = 4H/semaine
  • d’autres élèves pourraient avoir 2H latin obligatoire + 2 heures activité grec

 

En résumé, dans le meilleur des cas, le latin ferait partie du tronc commun à raison de deux heures par semaine en première et en deuxième ; en troisième année, il pourrait bénéficier de deux heures supplémentaires (4h/semaine) rendant alors impossible la présence du grec.

 

Nous avons vraiment essayé de défendre la question du latin 4H/semaine mais :

1) il est évident qu’on nous imposera de choisir parmi les trois possibilités évoquées ci-dessus.

2) les participants au GT1 concernant le tronc commun souhaitent ajouter d’autres cours dans la formation commune : plus d’éducation physique, initiation à l’art etc., ce qui implique qu’il n’y aura probablement pas que les cours de langues anciennes qui perdront en volume horaire/semaine. Quand M. Romainville a évoqué cela, il nous a semblé surréaliste d’exiger un cours de latin à 4h/semaine, sans compter que l’ensemble des activités d’orientation ne devrait pas comporter plus de 2h/semaine.

 

Entre notre rencontre avec M. Romainville et la rédaction de ce compte-rendu, La Libre Belgique a divulgué les grandes lignes de l’AVIS n°3 du Pacte, qui envisage le latin inclus dans le tronc commun, c’est-à-dire la meilleure solution à nos yeux, tant pour l’emploi des professeurs de langues anciennes que pour le maintien de l’enseignement du latin dans le secondaire. Nous tenons néanmoins à rappeler qu’il ne s’agit que d’un AVIS, que le GT1 ne rendra ses conclusions définitives qu’en février 2017, qu’après cela, les objectifs et la mise en pratique du pacte devront encore être discutés et votés au parlement avant la publication d’un éventuel décret. Rien n’est donc encore fait et M. Romainville semblait beaucoup moins affirmatif que les journalistes. Nous nous devons donc de rester attentifs aux prises de décision qui vont se faire dans les prochains mois et ne pas tenir l’inclusion du latin dans le tronc commun comme quelque chose d’acquis et de définitif. Rien n’est encore joué ! La FRPGL et l’ACFLA, en la personne de leurs présidentes respectives, continueront donc de rencontrer un maximum de représentants des différentes instances qui travaillent à tous les niveaux sur le pacte et en particulier sur le tronc commun (GT1).

Déc 04

Le latin et le grec sont à nouveau EN DANGER….

Le latin et le grec sont à nouveau EN DANGER….

Après plusieurs demandes d’entretien dans le cadre des pourparlers concernant le pacte d’excellence, la présidente de la FRPGL ainsi que celle de l’ACFLA ont enfin été reçues par la Ministre Marie Martine Schyns.
Il a été fait part à la ministre de nos inquiétudes concernant l’avenir des cours de latin et de grec dans les trois premières années du secondaire au sein du tronc commun.

Nos inquiétudes ont malheureusement été confirmées.

Dans quelle mesure sera-t-il encore possible de proposer du latin aux élèves, sous quelle forme, à quel moment, combien de temps, tout cela n’est pas encore défini, nous dit Madame la Ministre, et cela semble le nœud du problème au niveau de l’organisation de la grille horaire de ce nouveau tronc commun. Toutes ces questions font encore l’objet de discussions au sein des groupes de travail. Il est donc URGENT de faire entendre notre voix.

La FRPGL travaille dans ce sens et nous réagissons en interpelant notamment les différents acteurs du groupe de travail qui concerne le tronc commun (représentants des différents réseaux, des associations de parents et du cabinet de la ministre). La FRPGL a sollicité plusieurs rencontres et a ainsi obtenu prochainement des rendez-vous auxquels, dans un souci de collaboration et d’efficacité, elle associe l’ACFLA.

Nos disciplines ont besoin d’être soutenues face à toutes les menaces de suppression et de restriction dont elles sont l’objet. Le rôle important des études classiques dans notre monde actuel est bien réel.

Déc 01

Bulletin n°204 (oct-nov-déc 2016)

Publié avec le soutien du Fonds Alexis Liénard, géré par la Fondation Roi Baudouin

  • Euroclassica fête ses 25 ans (Hubert Maraite)
  • Antigone, mythe et variations (Franck Colotte)
  • Les concours de version au printemps
  • Chronique des livres et publications (Daniel Guillaume)
  • Sport cérébral (Jean Richir, Anny Béchet-Lambe, André Cheyns)
  • Festival européen de latin et de grec
  • Agenda culturel (Stéphanie Vandenbulcke)
  • Nos publications

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